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À l’approche de la présidentielle, le CSLC veut assainir et structurer le paysage médiatique

À trois mois de l’élection présidentielle, le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) affiche sa volonté de renforcer la crédibilité et la stabilité du secteur des médias. Son président, Médard Milandou, a annoncé le 12 décembre une série de mesures destinées à mieux encadrer l’exercice du journalisme et à soutenir économiquement les organes de presse.


Parmi les décisions phares figure la création prochaine d’un fonds spécial d’appui à la presse. Alimenté par la redevance audiovisuelle, ce mécanisme vise à offrir un soutien financier aux entreprises médiatiques, publiques comme privées. Selon le président du CSLC, une commission spécifique sera mise en place pour définir, en concertation avec le ministère de la Communication et les organisations professionnelles, les critères transparents d’attribution de cette aide.


Au-delà de l’aspect financier, le régulateur entend également renforcer l’organisation de la profession. La relance de la campagne d’attribution de la carte de presse constitue, à cet effet, un signal fort. Cette démarche doit permettre aux journalistes, notamment indépendants, d’accéder plus facilement aux sources d’information et aux événements politiques, dans un contexte électoral jugé sensible.


Pour le CSLC, l’objectif est clair : garantir une couverture médiatique responsable, équilibrée et conforme aux règles déontologiques pendant la période électorale. Médard Milandou a ainsi invité les directeurs de médias et les journalistes à se rapprocher du secrétariat général afin de régulariser leur situation professionnelle.


La rencontre avec les acteurs du secteur a également permis au nouveau président de présenter l’architecture institutionnelle du CSLC, composé d’un bureau exécutif et de huit hauts-conseillers répartis en commissions techniques. Une organisation qui se veut plus opérationnelle face aux défis actuels.


Enfin, abordant la montée en puissance des médias en ligne et des réseaux sociaux, le président du CSLC a insisté sur la nécessité d’une régulation adaptée à ces nouveaux espaces d’expression. Il a appelé les professionnels à faire preuve de responsabilité et de sens républicain, soulignant que la liberté de communication va de pair avec le respect des règles et de l’intérêt général.





Léna Keïra

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