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Congo : disparition de Firmin Ayessa, figure majeure de l’appareil d’État ‎

La République du Congo est en deuil. Le ministre d’État en charge de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale, Firmin Ayessa, s’est éteint ce 17 février 2026 à l’âge de 74 ans, des suites d’une maladie. Il recevait des soins en Turquie au moment de son décès.



‎Plus qu’un membre du gouvernement, Firmin Ayessa incarnait une mémoire vivante de l’administration congolaise. Son itinéraire professionnel illustre la trajectoire d’un homme passé des médias à la haute sphère politique, en traversant plusieurs décennies d’histoire nationale.



‎Formé en lettres à l’Université de Brazzaville puis en communication à l’Université de Bordeaux, il débute comme journaliste avant d’occuper des fonctions stratégiques dans le secteur de l’information. Directeur des programmes à Radio-Congo, conseiller en communication à l’ambassade du Congo à Paris, puis directeur général de l’Agence congolaise d’information, il se spécialise très tôt dans la communication institutionnelle.



‎Sa proximité avec les cercles décisionnels le conduit à intégrer la présidence de la République, où il occupera notamment les fonctions de directeur du Cabinet civil et de ministre d’État, directeur du cabinet du président de la République entre 2002 et 2007.



‎Militant du Parti Congolais du Travail (PCT) depuis 1984, il gravit progressivement les échelons jusqu’au Comité central puis au Bureau politique. Son ancrage partisan consolide son influence dans l’appareil d’État.




‎Élu député à plusieurs reprises dès 2002, le natif d’Ondza Makoua s’impose comme un acteur politique expérimenté, mêlant action gouvernementale et représentation parlementaire.



‎Après une période plus discrète, il revient au gouvernement en 2017 comme Vice-Premier ministre chargé de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale. En 2021, il est élevé au rang de ministre d’État, conservant le même portefeuille stratégique.




‎Jusqu’à ses derniers jours, il demeurait l’un des piliers institutionnels du gouvernement, reconnu pour sa maîtrise des dossiers administratifs et sa longévité politique.



‎Avec la disparition de Firmin Ayessa, c’est une génération de hauts cadres formés dans les années post-indépendance qui s’efface progressivement. Son parcours témoigne d’une constance rare dans les sphères publiques congolaises : celle d’un homme passé de la plume journalistique aux responsabilités étatiques les plus élevées.



‎Les hommages officiels sont attendus dans les prochaines heures, alors que la nation salue la mémoire d’un serviteur chevronné de l’État.




Léna Keïra



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