Congo : disparition de la professeure Yolande Berton-Ofoueme, vice-présidente de l’Université Marien Ngouabi
- Excelsior INFO
- 5 mars
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La communauté universitaire congolaise est en deuil après l’annonce du décès de la professeure Yolande Berton-Ofoueme, survenu le 3 mars 2026 à Brazzaville. Universitaire reconnue et spécialiste de géographie, elle occupait la fonction de vice-présidente chargée des affaires académiques de l’Université Marien Ngouabi.
Figure respectée du milieu académique, la professeure Berton-Ofoueme a consacré une grande partie de sa carrière à l’enseignement supérieur et à la formation des jeunes chercheurs. Elle était notamment impliquée dans l’encadrement doctoral et dans l’organisation des programmes académiques, contribuant ainsi au développement scientifique de l’université.
Titulaire d’un doctorat en géographie des espaces tropicaux obtenu à l’Université Bordeaux Montaigne, elle s’était spécialisée dans les questions liées à la sécurité alimentaire et à l’approvisionnement des grandes agglomérations. Ses travaux ont porté sur l’analyse des dynamiques alimentaires des populations urbaines, un sujet essentiel dans les pays en développement.
Avant d’accéder au poste de vice-présidente, elle avait exercé plusieurs responsabilités importantes au sein de l’université, notamment celles de directrice des affaires académiques et de responsable de la formation doctorale en géographie à la Faculté des Lettres et Sciences humaines. Son parcours l’a également menée à occuper des fonctions administratives au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, où elle a dirigé le service chargé de l’orientation et des ressources humaines.
La professeure Berton-Ofoueme a aussi contribué à plusieurs initiatives nationales dans le domaine de l’enseignement supérieur. Elle a notamment participé aux travaux préparatoires ayant conduit à la création de l’Université Denis Sassou-N’Guesso à Kintélé, où elle a joué le rôle de rapporteure au sein du comité de pilotage.
Son engagement dans le monde académique lui a valu plusieurs distinctions honorifiques, parmi lesquelles le titre de chevalier de l’Ordre international des Palmes du CAMES, ainsi que des médailles de mérite universitaire et congolais.
La disparition de cette universitaire de renom laisse un grand vide dans le paysage de l’enseignement supérieur au Congo. Collègues, étudiants et autorités académiques saluent la mémoire d’une femme de savoir dont le parcours a marqué durablement plusieurs générations.
Léna Keïra




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