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Médias et réseaux sociaux : le CSLC rappelle les exigences d’éthique et de responsabilité ‎ ‎



Réunis le 8 janvier à Brazzaville, les membres du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), sous la conduite de leur président Médard Milandou, ont tenu une session spéciale consacrée à l’analyse des pratiques médiatiques, en particulier celles liées à l’usage des réseaux sociaux dans le travail journalistique.




‎À l’issue de cette rencontre, l’organe de régulation a exprimé sa préoccupation face à la multiplication de contenus jugés contraires aux normes professionnelles. Le collège a notamment relevé la diffusion récurrente d’informations non vérifiées, de propos diffamatoires, d’attaques personnelles et de messages portant atteinte à l’honneur et à la dignité des citoyens.




‎Pour le CSLC, ces dérives constituent des fautes graves qui nuisent non seulement à la crédibilité des médias et des journalistes concernés, mais portent également atteinte à l’image même de la profession. À l’approche de l’élection présidentielle, prévue dans deux mois, l’institution appelle les acteurs de l’espace médiatique à faire preuve de retenue et de responsabilité afin de préserver la cohésion sociale et la paix civile.



‎« Le collège des membres tient à rappeler que la liberté de la presse n’est pas la liberté de diffamer, de manipuler encore moins d’attaquer sans preuve. Il appelle les professionnels des médias, les éditeurs, les responsables des rédactions et tous les acteurs de l’espace informationnel au sens élevé de responsabilité. Le collège invite chacun à privilégier l’exactitude des faits, vérifier ses sources, respecter les personnes et les institutions et à s’abstenir de toute dérive pouvant porter atteinte à la paix sociale, la stabilité nationale et la crédibilité du processus électoral », souligne la déclaration finale.




‎Le CSLC a également rappelé que si l’article 25 de la Constitution garantit la liberté d’expression et de communication, celle-ci doit impérativement s’exercer dans le cadre fixé par la loi. À ce titre, la loi n°8-2001 du 12 novembre 2001 relative à la liberté de l’information et de la communication interdit formellement la diffamation, l’injure, la diffusion de fausses nouvelles ainsi que toute offense envers les institutions de la République et les autorités publiques, y compris le président de la République.




‎Par cet appel solennel, le régulateur entend sensibiliser les professionnels des médias à leur rôle central dans la préservation d’un climat apaisé, surtout en période électorale, et réaffirmer l’importance du respect des règles d’éthique et de déontologie journalistiques.






Léna Keïra

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