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Enseignement supérieur privé : l’État renforce le tri des établissements et des formations



Les autorités congolaises poursuivent leur politique de régulation du secteur privé de l’enseignement supérieur. À l’issue de la 9ᵉ session ordinaire de la Commission nationale d’agrément, une large majorité des demandes soumises ont franchi l’étape de validation, traduisant un effort de conformité de plusieurs promoteurs aux normes en vigueur.


‎Sur les 33 dossiers examinés, 29 ont obtenu l’aval de la commission, confirmant la volonté des pouvoirs publics d’encadrer plus strictement la création, l’ouverture et l’extension des établissements privés. Ces décisions concernent aussi bien la naissance de nouvelles structures que l’autorisation d’ouvrir des programmes universitaires allant du certificat d’études supérieures au master.


‎Dans le détail, plusieurs projets de création d’établissements ont été retenus, tandis que des demandes liées à l’ouverture officielle d’écoles déjà existantes et à la reconnaissance définitive de certaines institutions ont également été validées. Les formations de niveau licence ont, quant à elles, toutes reçu un avis favorable, signe d’un alignement global sur les critères académiques exigés.


‎En revanche, le constat est plus sévère pour les programmes de brevet de technicien supérieur (BTS). Aucun des projets présentés dans ce domaine n’a été approuvé, révélant des insuffisances jugées incompatibles avec les standards requis. Cette décision illustre la fermeté de la commission face aux formations jugées insuffisamment structurées ou encadrées.


‎Clôturant les travaux, la ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Edith Delphine Emmanuel, a salué la rigueur du processus d’évaluation tout en rassurant les promoteurs recalés. Selon elle, les établissements concernés recevront des indications précises afin de corriger les manquements relevés et de revenir ultérieurement avec des dossiers renforcés.


‎Les participants ont également attiré l’attention du gouvernement sur la nécessité d’une meilleure harmonisation des termes administratifs liés aux autorisations et aux agréments, afin de se conformer pleinement aux textes réglementaires en vigueur, notamment ceux de 1996 et 2008.


‎À travers ces décisions, les autorités entendent assainir durablement le paysage de l’enseignement supérieur privé et garantir aux étudiants des formations répondant aux exigences académiques nationales.




Léna Keïra

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