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Plus de 320 morts au Pakistan après des pluies de mousson dévastatrices

Plus de 320 personnes ont été tuées en seulement deux jours dans le nord du Pakistan, frappé par des pluies de mousson d’une rare intensité. Les autorités redoutent un bilan encore plus lourd, les précipitations devant se poursuivre dans les prochaines semaines.


La province montagneuse du Khyber-Pakhtunkhwa paie le plus lourd tribut avec environ 150 décès. Dans le district de Bajaur, des villages entiers ont été engloutis par des coulées de boue soudaines, effaçant toute trace des habitations.


Un hélicoptère militaire venu au secours des sinistrés s’est lui aussi écrasé, emportant la vie de cinq membres d’équipage, dont deux pilotes. Le ministre en chef de la province a confirmé que « la mauvaise météo » était à l’origine de l’accident.


L’Autorité provinciale de gestion des catastrophes a classé plusieurs districts en « zones sinistrées ». À Buner, une douzaine de villages ont été détruits, et de nombreuses écoles et infrastructures publiques gravement touchées.

Dans le Cachemire pakistanais, neuf décès supplémentaires ont été signalés, tandis que le Cachemire indien déplore au moins 60 morts et 80 disparus dans un village isolé. À l’extrême nord, dans la région du Gilgit-Baltistan, cinq habitants ont également péri.

Depuis le début de cette mousson qualifiée « d’inhabituelle » par les autorités, plus de 500 victimes ont été recensées à travers le pays, dont une centaine d’enfants. La majorité a succombé à des crues soudaines ou à l’effondrement de maisons précaires.


« Plus de la moitié des morts sont liées à la mauvaise qualité des structures », déplore Syed Muhammad Tayyab Shah, responsable de l’Autorité nationale de gestion des catastrophes, appelant à une meilleure prévention face aux pluies torrentielles.


Cinquième pays le plus peuplé de la planète, le Pakistan reste l’un des plus exposés aux effets du changement climatique. Inondations géantes, fonte des glaciers, sécheresses et précipitations records se succèdent, menaçant la vie de millions de personnes.


En 2022 déjà, des pluies diluviennes avaient submergé un tiers du territoire, touchant 33 millions d’habitants et causant 1.700 morts. Trois ans plus tard, la tragédie se répète, confirmant la crainte des scientifiques : la mousson devient de plus en plus meurtrière.





Léna Keïra

 
 
 

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