Mali : autour de Kidal, l’armée et les gMali : autour de Kidal, l’armée et les grouproupes armés s’installent dans une guerre d’usure
- Excelsior INFO
- il y a 15 heures
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Dans le nord du Mali, la situation reste extrêmement tendue autour de la ville de Kidal, reprise fin avril par les combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA) avec l’appui d’éléments liés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim). Depuis plusieurs jours, l’armée malienne intensifie ses opérations aériennes contre plusieurs positions situées dans et autour de la ville.
Selon des sources locales, des frappes menées durant la nuit du 26 au 27 mai ont touché différents secteurs résidentiels. Des bâtiments civils, dont une mosquée et plusieurs habitations, auraient subi d’importants dégâts matériels. Aucune évaluation indépendante n’a toutefois permis de confirmer le bilan exact des éventuelles victimes.
Ces opérations s’inscrivent dans une campagne militaire plus large menée par les Forces armées maliennes (Fama), soutenues par les instructeurs et combattants russes de l’Africa Corps, nouvelle structure ayant remplacé le groupe Wagner au Mali. Les frappes visent notamment les infrastructures considérées comme stratégiques par Bamako après la perte de Kidal et de Tessalit au début du mois de mai.
Du côté des groupes indépendantistes, les responsables du FLA affirment conserver leurs positions dans la région et se disent prêts à repousser toute tentative de reconquête terrestre. Les rebelles accusent également les autorités de transition de chercher à fragiliser la ville par une stratégie de pression militaire continue.
Malgré l’intensité des bombardements, aucun affrontement majeur au sol n’a encore été signalé depuis plusieurs semaines. Les deux camps semblent privilégier une phase de préparation et de renforcement de leurs capacités militaires.
Dans les localités d’Aguelhoc et d’Anefis, encore contrôlées par l’armée malienne, des mouvements logistiques et des rotations aériennes auraient été observés ces derniers jours.
La bataille autour de Kidal revêt une forte portée symbolique. La ville avait été présentée par les autorités maliennes comme un symbole du retour de la souveraineté de l’État après sa reconquête en 2023. Sa perte récente représente donc un revers important pour la junte dirigée par le général Assimi Goïta.
Dans le même temps, l’insécurité continue de s’étendre dans d’autres régions du pays. Dans la zone de Tombouctou, des habitants rapportent le retour de combattants jihadistes dans certaines localités, où plusieurs attaques ciblées ont été enregistrées ces derniers jours.
À l’occasion de la Tabaski, le président de la Transition a réaffirmé sa volonté de poursuivre les opérations militaires contre les groupes armés présents sur le territoire.
Les autorités maliennes dénoncent régulièrement ce qu’elles qualifient de campagnes de désinformation menées contre le pays, tandis que les tensions restent vives entre Bamako, les mouvements rebelles et les organisations jihadistes opérant dans le Sahel.
Léna Keïra

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