Disparition : Philippe Mvouo s’éteint en France à 74 ans
- Excelsior INFO
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Le Congo est en deuil. L’ancien président du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), Philippe Mvouo, est décédé à l’aube du 18 février 2026 au CHU d’Orléans, en France, des suites d’une longue maladie. Il était plongé dans le coma depuis une semaine. L’annonce de sa disparition a été faite par sa famille.
Figure marquante de la vie politique et institutionnelle congolaise, Philippe Mvouo disparaît au lendemain du décès de son ami d’enfance, le ministre d’État Firmin Ayessa, avec qui il partageait non seulement une amitié de longue date, mais aussi l’année de naissance.
Né le 14 septembre 1951 à Kellé, dans le département de la Cuvette-Ouest, Philippe Mvouo a effectué ses études primaires dans sa localité natale avant de rejoindre le séminaire de Makoua. Il poursuit ensuite sa formation au lycée central de Brazzaville où il obtient son baccalauréat en 1972.
Admis à l’Université de Brazzaville, il y achève son cursus par un diplôme de professeur de lycées, ouvrant ainsi la voie à une carrière professionnelle qui le mènera progressivement vers les sphères décisionnelles du pays.
Au fil des années, Philippe Mvouo occupe plusieurs portefeuilles ministériels. Il est successivement ministre de l’Énergie (2002-2004), ministre des Postes et Télécommunications (2004-2006), puis ministre de la Pêche (2006-2007).
Son expérience gouvernementale témoigne de la confiance placée en lui pour piloter des secteurs stratégiques du développement national.
En 2012, il est nommé président du Conseil supérieur de la liberté de communication, institution chargée de réguler le paysage médiatique congolais. Il occupera cette fonction jusqu’en 2025. Durant treize années, il aura supervisé l’évolution du secteur de la communication dans un contexte marqué par l’essor du numérique et des réseaux sociaux.
Membre du Bureau politique du Parti congolais du travail (PCT), Philippe Mvouo laisse l’image d’un homme d’État discret, au parcours dense et engagé au service des institutions de la République.
Sa disparition ouvre une nouvelle page de deuil pour la classe politique congolaise et pour tous ceux qui ont travaillé à ses côtés.
Léna Keïra




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