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Cameroun / Côte d’Ivoire : disparition de Consty Eka, monument de l’audiovisuel africain



Le monde des médias africains est en deuil. Le journaliste et animateur camerounais Consty Eka est décédé lundi 16 février à Abidjan, à la suite d’un malaise, selon plusieurs sources locales. Surnommé le « roi de la télé », il était l’une des figures les plus marquantes du paysage audiovisuel francophone en Afrique.



‎D’après les premières informations relayées par la presse ivoirienne, il aurait été victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) alors qu’il se trouvait dans une polyclinique de la capitale économique ivoirienne. Les circonstances précises de sa disparition restent toutefois à confirmer.



‎L’annonce de son décès a rapidement envahi les réseaux sociaux, provoquant une vague d’émotion. Le chanteur congolais Koffi Olomidé lui a rendu un hommage appuyé sur Facebook, saluant la mémoire d’un « ami fidèle » et d’un « frère ». Il a partagé plusieurs extraits d’émissions pour rappeler la voix et la présence qui ont marqué des générations de téléspectateurs.



‎D’autres professionnels des médias, parmi lesquels André Bofia et le journaliste ivoirien Tiémoko Diarra, ont également exprimé leur tristesse. Tous évoquent une perte majeure pour le Cameroun et pour l’Afrique francophone.



‎Né au Cameroun, Consty Eka a fait ses premiers pas dans l’audiovisuel à Douala puis à Yaoundé avant de s’installer en Côte d’Ivoire en 1978. C’est à Abidjan qu’il a véritablement construit sa notoriété et consolidé son influence.



‎Au-delà de la présentation d’émissions, il a joué un rôle structurant dans le développement des médias africains. Fondateur du groupe audiovisuel CEKAM, il a lancé plusieurs projets, dont la chaîne CEN TV et la radio Voltage2, contribuant à l’émergence de contenus produits par et pour les Africains.



‎Consty Eka défendait l’idée d’une Afrique capable de raconter ses propres histoires et de créer ses propres formats médiatiques. Son engagement et sa vision lui ont valu une reconnaissance bien au-delà des frontières camerounaises et ivoiriennes.



‎Avec sa disparition, c’est une voix familière et une référence du journalisme télévisé africain qui s’éteint. Mais son empreinte dans l’univers audiovisuel du continent demeure.





Léna Keïra

 
 
 

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