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Upads : un congrès attendu pour consolider l’unité et préparer l’avenir

Du 12 au 14 novembre 2025, l’Upads jouera sa cohésion ; en mars 2026, elle jouera son avenir. Entre congrès ordinaire et élection présidentielle, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) se prépare à une séquence décisive, où l’organisation interne et l’ambition nationale se rejoignent.


La cinquième session ordinaire du conseil national, tenue fin août à Brazzaville, a arrêté les dates du congrès national. En prélude, des congrès départementaux auront lieu en septembre pour préparer la base et structurer les débats.


Le Premier secrétaire de l’Upads, Pascal Tsaty-Mabiala, a présenté ce rendez-vous comme une étape majeure « Nous avons appelé de tous nos vœux la tenue du congrès, il est là, frappant avec force et frénésie à nos portes (…) notre congrès, nous le voulons constructif et rassembleur ».


Mais l’unité ne se décrète pas. Le conseil national a confirmé ses sanctions contre plusieurs cadres accusés de comportements de déstabilisation, estimant qu’ils vont à l’encontre de la cohésion et du bon fonctionnement du parti. En revanche, les militants ayant exécuté leurs sanctions ont retrouvé l’intégralité de leurs droits, salués comme « un exemple de responsabilité, de loyauté et de fidélité aux principes et valeurs du parti ».


Pascal Tsaty-Mabiala a été clair « Il est hors de question de sacrifier sur l’autel de ce rassemblement les prescrits de l’autre versant, notamment la discipline au sein du parti à tous les niveaux et vis-à-vis de tous ». Pour lui, la leçon de l’histoire est évidente : bannir les comportements qui avaient fragilisé le président fondateur Pascal Lissouba et conduit à la perte du pouvoir.


Au-delà de la vie interne, l’Upads garde en ligne de mire la présidentielle de mars 2026. Le chef de file de l’opposition s’inquiète du climat dans lequel elle se prépare. Il a dénoncé « l’insouciance du gouvernement » concernant les recommandations issues de la concertation d’Owando en 2022, jugées essentielles pour un scrutin crédible.


La révision des listes électorales lancée le 1er septembre a particulièrement cristallisé les critiques de Pascal Tsaty-Mabiala, qui estime que cette opération ne répond pas aux standards nécessaires pour garantir la transparence.


Ainsi, novembre et mars apparaissent comme les deux jalons d’un même chemin. D’abord restaurer l’unité et la discipline internes, ensuite affronter le pouvoir dans les urnes. Pour l’Upads, la bataille de l’élection commence bel et bien dès le congrès de Brazzaville.




Léna Keïra

 
 
 

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