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Une rentrée sous tension à l’université Marien-Ngouabi : la hausse des frais d’inscription fait trembler le campus

À Brazzaville, l’université Marien-Ngouabi s’apprête à rouvrir ses portes dans un climat chargé d’incertitudes. Au lieu de préparer sereinement la rentrée, étudiants et direction se retrouvent une fois de plus dans un bras de fer, cette fois autour de la décision d’augmenter significativement les frais d’inscription.


Désormais fixés à 21 000 francs CFA pour la licence, 50 000 pour le master et 100 000 pour le doctorat, les montants doublent parfois par rapport aux années précédentes. La mesure, que l’administration justifie par la volonté de regrouper « différents frais déjà supportés » par les quelque 45 000 étudiants (cartes, diplômes, services administratifs), soulève néanmoins un profond malaise dans un contexte où le paiement des bourses reste aléatoire.


Dans la cour de l’École normale supérieure, le calme des vacances a laissé place à une sourde colère « À l’université Marien-Ngouabi, la direction ne fait rien pour améliorer la situation. Elle se contente d’augmenter les frais sans nous consulter », dénonce un étudiant. Un autre appelle la présidence de l’université à revoir sa copie « Nous sommes en désaccord avec cette mesure. Elle pénalise davantage des jeunes déjà confrontés à des bourses impayées et à des conditions de vie inacceptables. »


Si les syndicats étudiants ne se sont pas encore officiellement prononcés, plusieurs voix réclament le retrait pur et simple de la décision. Le spectre d’une nouvelle crise plane donc sur l’université publique congolaise, déjà fragilisée l’an dernier par trois mois de grève des enseignants.


Entre nécessité de trouver des ressources pour fonctionner et devoir de garantir l’accès au savoir, l’université Marien-Ngouabi s’avance vers une rentrée où la question n’est plus seulement financière, mais bel et bien sociale.






Léna Keïra

 
 
 

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