RDC : l’ancien président Joseph Kabila visé par la peine de mort dans une affaire de collusion avec le M23
- Excelsior INFO
- 22 août 2025
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Coup de tonnerre politique en République démocratique du Congo, la Haute cour militaire de Kinshasa a été appelée à condamner à mort l’ex-président Joseph Kabila, accusé de s’être allié au mouvement rebelle M23. Le ministère public estime que l’ancien chef de l’État, jugé par contumace, a trahi le pays en cherchant à renverser le régime de Félix Tshisekedi avec le soutien du Rwanda.
Le général Lucien René Likulia, représentant du parquet, a requis la peine capitale pour « crimes de guerre », « trahison » et « organisation d’un mouvement insurrectionnel ». Il a également réclamé des peines de prison additionnelles pour « apologie de crimes de guerre » et « complot ».
Absent du pays depuis plus de deux ans, Joseph Kabila était apparu brièvement en mai dernier à Goma, alors sous contrôle du M23, affirmant vouloir « contribuer à la paix ». Pour l’accusation, cette démarche n’était qu’une façade destinée à masquer un projet de coup d’État appuyé par Kigali.
Ce procès, ouvert le 25 juillet, survient dans un contexte de tensions extrêmes dans l’est de la RDC, où les avancées du M23 ont placé Goma et Bukavu sous leur domination. Pour les autorités, les violences de la rébellion engagent la responsabilité personnelle de l’ancien président.
Bien que la peine capitale ait été réactivée en 2024 après vingt ans de moratoire, aucune exécution n’a encore été réalisée. Si la Haute cour suit les réquisitions, Joseph Kabila deviendrait la première figure politique de premier plan condamnée à mort dans le pays depuis la fin du moratoire.
Léna Keïra




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