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La ministre de l’Environnement dénonce la dégradation de la zone biosphère de Dimonika



Le 8 janvier 2025, lors d’une mission officielle à Pointe-Noire, Mme Arlette Soudan-Nonault, ministre de l’Environnement, du développement durable et du Bassin du Congo, a exprimé ses préoccupations face à l'inefficacité des autorités locales dans la gestion de la zone biosphère de Dimonika, située dans le district de Mvouti, dans le département du Kouilou. Cette zone, classée réserve de biosphère par l'Unesco depuis 1988, fait face à une dégradation alarmante, notamment en raison d'activités d'exploitation illégales.



<<Il est inacceptable que des activités d’exploitation se déroulent dans une zone biosphère protégée>>, a déclaré Mme Soudan-Nonault, soulignant l'importance de la préservation de cet espace unique. La ministre a également relevé un manque flagrant de mise en œuvre des directives par les services décentralisés responsables de la gestion de ces espaces protégés. Elle a précisé que ces activités se déroulent dans des zones strictement protégées, et ont déjà causé des dommages sur environ cinq des 18 hectares de la zone, une situation qui pourrait compromettre l’avenir de la biosphère de Dimonika.



La ministre a fait remarquer que ces actes d’exploitation enfreignent la législation congolaise, soulignant la gravité de la situation. <<Ces activités sont illégales au regard de la législation congolaise>>, a-t-elle insisté, en précisant que l’Unesco envisageait de déclasser la zone de son patrimoine mondial à cause des dégradations irréversibles qu’elle subit.



Mme Soudan-Nonault a rappelé l’importance du respect des procédures légales en vigueur, en insistant sur le fait que << toute exploitation dans ces zones doit être précédée d’une étude de six mois que le ministère de l’Environnement devra effectuer >>. Ce processus, selon elle, est essentiel pour éviter la destruction des écosystèmes et assurer un développement durable dans ces zones sensibles.



Le ministère a également dénoncé l’octroi de permis d’exploitation dans des conditions douteuses, qui ont ouvert la voie à des pratiques corrompues. << De telles actions compromettent les efforts du Président de la République, M. Denis Sassou-N’Guesso, s’engageant pour la préservation de l’écosystème mondial depuis la Conférence de Rio >>, a déclaré la ministre. Elle a ajouté qu'il est crucial de rétablir la régulation des écosystèmes et de stopper cette dégradation.



Les réserves de biosphère, comme celle de Dimonika, jouent un rôle essentiel en tant que ''lieux d’apprentissage du développement durable". Ces espaces permettent de tester des approches interdisciplinaires pour mieux comprendre et gérer les interactions entre les systèmes sociaux et écologiques. En ce sens, elles sont cruciales pour la prévention des conflits et la gestion de la biodiversité, tout en offrant des solutions locales à des enjeux globaux.



En réponse à cette crise, le ministère de l’Environnement a lancé une mission visant à restaurer la biosphère de Dimonika et à réaffirmer l’importance de la réglementation pour la préservation des sites naturels. Ces réserves doivent concilier la conservation de la biodiversité avec son utilisation durable, afin de garantir un avenir écologique viable pour les générations futures.





Léna Keïra

 
 
 

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