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La BAD ouvre un nouveau chapitre sous la direction de M. Tah, dans la continuité des grandes ambitions africaines

Lors des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) qui se sont tenues ce 27 mai à Abidjan, l’attention s’est particulièrement portée sur les principaux bailleurs de fonds du continent. Parmi les membres africains les plus influents figuraient le Nigeria, l’Égypte, l’Algérie, l’Afrique du Sud et le Maroc. Du côté des partenaires extérieurs, les États-Unis et le Japon, plus importants contributeurs non-régionaux, ont également été au cœur des échanges stratégiques.


Un nouveau chapitre s’ouvre pour l’institution panafricaine avec la nomination de M. Sidi Ould Tah à sa tête. Fort de dix années d’expérience à la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), il arrive avec une solide expertise du financement multilatéral. Tout en apportant sa vision, il devrait poursuivre les orientations des "High 5", un ensemble de priorités initiées par son prédécesseur : fournir de l’électricité, assurer la sécurité alimentaire, promouvoir l’industrialisation, renforcer l’intégration régionale et améliorer la qualité de vie des Africains.


Ce passage de témoin intervient après une décennie marquée par des avancées majeures sous la direction de M. Akinwumi Adesina. L’ancien président a souligné, non sans fierté, l’impact des projets financés par la BAD, ayant bénéficié à plus de 565 millions de personnes sur le continent.


Parmi les réalisations phares, on compte la station d’épuration de Gabal el-Asfar en Égypte — la plus grande d’Afrique —, le pont reliant le Sénégal et la Gambie, l’extension du port de Lomé au Togo, ou encore des programmes d’assainissement au Lesotho et d’électrification au Kenya.


Au-delà de ces projets d’infrastructure, le mandat d’Adesina a également été marqué par un renforcement substantiel des capacités financières de la banque, dont le capital souscrit est passé de 93 à 318 milliards de dollars en dix ans.


L’arrivée de M. Tah intervient dans un contexte où les défis du développement durable, de l’adaptation climatique et de la transition énergétique exigent des réponses financières innovantes et inclusives. Les observateurs s’accordent à dire que la BAD reste plus que jamais un acteur clé du développement africain, à la croisée des ambitions régionales et des partenariats internationaux.





Léna Keïra


 
 
 

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