Israël élimine deux hauts responsables militaires iraniens
- Excelsior INFO
- 13 juin 2025
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Ce vendredi 13 juin 2025, une série de frappes israéliennes en Iran a coûté la vie à deux figures majeures de l’appareil militaire du régime islamique : le général Hossein Salami, commandant en chef des Gardiens de la Révolution, et le général Mohammed Bagheri, chef d’état-major des forces armées. Ces pertes marquent un tournant décisif dans les équilibres militaires de la République islamique et risquent d’intensifier les tensions dans la région.
L’annonce de la mort des deux généraux a déclenché une vague de colère à Téhéran. Les autorités promettent de venger ce qu’elles qualifient d’« assassinat ciblé » par l’État hébreu. Cette escalade intervient à un moment particulièrement sensible : des négociations cruciales sur le programme nucléaire iranien étaient prévues pour le 15 juin. Leur tenue est désormais incertaine.
Hossein Salami, âgé de 65 ans, dirigeait depuis 2019 les Gardiens de la Révolution, bras armé idéologique du pouvoir. Ancien combattant de la guerre Iran-Irak, il avait auparavant dirigé les forces aériennes des Gardiens avant d’en devenir le numéro deux pendant près d’une décennie. Il avait un accès direct au Conseil suprême de sécurité nationale, l’un des organes les plus influents du régime, placé sous l’autorité du guide suprême Ali Khamenei.
Récemment, il avait été mis en avant par les médias d'État lors de l’attaque de l’Iran contre Israël en avril 2024, une première directe sur le sol israélien. Visé par des sanctions américaines, Salami était également connu pour ses discours virulents contre l’État hébreu et les États-Unis.
Quelques heures après la mort de Salami, les autorités iraniennes ont confirmé celle du général Mohammed Bagheri, autre pilier du dispositif militaire national. En tant que chef d’état-major, il coordonnait l’ensemble des forces armées, y compris l’armée régulière et les milices paramilitaires. Architecte de la modernisation militaire de l’Iran, Bagheri a également été l’un des principaux concepteurs du programme balistique iranien.
Il a joué un rôle clé dans les opérations extérieures de l’Iran, notamment en Syrie et en Irak, où il a renforcé l’influence de Téhéran auprès de ses alliés régionaux. Sa proximité avec Khamenei faisait de lui une figure centrale du régime.
La double élimination de Salami et Bagheri pourrait forcer l’Iran à revoir l’organisation de son commandement militaire. Elle affaiblit temporairement sa capacité de réponse stratégique, tout en exacerbant les tensions déjà explosives avec Israël. Le risque d’un embrasement régional est réel, alors que les deux puissances se livrent depuis des années une guerre de l’ombre.
Avec cette frappe, Israël envoie un message clair : il est prêt à frapper au cœur du système sécuritaire iranien. Pour la République islamique, le défi est désormais de reconstruire rapidement sa chaîne de commandement tout en préparant une riposte à la hauteur des pertes subies.
Léna Keïra




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