Fusillade meurtrière à Sydney : une célébration de Hanoukka endeuillée par la haine
- Excelsior INFO
- 14 déc. 2025
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Ce qui devait être un moment de fête, de recueillement et de partage s’est transformé en cauchemar dimanche sur la plage emblématique de Bondi, à Sydney. Une attaque armée visant une célébration de Hanoukka a causé la mort de 16 personnes, dont un enfant, et fait des dizaines de blessés, plongeant l’Australie dans la stupeur.
En fin de journée, alors que des familles et des fidèles juifs se rassemblaient pour marquer le début de la fête religieuse, deux individus ont ouvert le feu sur la foule. La panique s’est immédiatement emparée des lieux, très fréquentés en cette période de fin de semaine. Des témoins décrivent des scènes de chaos, des cris, des personnes courant vers l’océan ou cherchant refuge derrière des installations de plage.
Les autorités australiennes ont rapidement qualifié les faits d’acte terroriste à caractère antisémite. Selon la police de la Nouvelle-Galles-du-Sud, l’attaque ne relève pas du hasard : le choix du lieu, du moment et de la cible indique une volonté claire de frapper une communauté lors d’un événement religieux.
L’un des assaillants a été abattu par les forces de l’ordre lors de l’intervention, tandis que le second a été grièvement blessé et placé en détention. Les enquêteurs ont également découvert une bombe artisanale dans un véhicule lié aux suspects. L’engin a été neutralisé sans provoquer d’explosion, évitant un bilan encore plus lourd.
Dans une allocution solennelle, le Premier ministre Anthony Albanese a condamné « une violence haineuse qui n’a pas sa place en Australie », affirmant que le pays resterait uni face au terrorisme et à l’antisémitisme. Il a assuré que tous les moyens seraient mobilisés pour faire la lumière sur cette attaque et renforcer la protection des communautés vulnérables.
Pour la communauté juive australienne, le choc est profond. Des responsables communautaires ont exprimé leur douleur, mais aussi leur inquiétude face à une recrudescence d’actes antisémites observée ces derniers mois. Plusieurs estiment que cette tragédie était prévisible, appelant les autorités à des mesures de sécurité plus fermes.
Au milieu de l’horreur, un acte de bravoure a marqué les esprits. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent un homme se jeter sur l’un des tireurs et lui arracher son arme, au péril de sa vie. Identifié comme Ahmed al Ahmed, un commerçant de 43 ans, il a été blessé par balles mais a survécu.
Son intervention est largement saluée comme ayant permis de sauver de nombreuses vies. Le Premier ministre, tout comme des milliers d’internautes, l’a qualifié de héros, symbole d’un courage citoyen face à la barbarie.
L’attaque a suscité une vague de condamnations à travers le monde. De nombreux dirigeants ont exprimé leur solidarité avec l’Australie et la communauté juive, dénonçant une violence antisémite jugée intolérable. Le Canada, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Union européenne ont tous appelé à une lutte sans relâche contre la haine et le terrorisme.
Le drame de Bondi relance également le débat sur la sécurité des rassemblements publics et religieux, dans un contexte international marqué par des tensions persistantes et une polarisation accrue.
Les forces de sécurité poursuivent leurs investigations afin de déterminer les motivations exactes des assaillants et d’éventuels liens avec des réseaux extrémistes. La police n’exclut aucune piste et affirme que la priorité reste la protection de la population.
Des dispositifs de sécurité renforcés ont été mis en place autour des lieux de culte et des événements communautaires à travers le pays, tandis que des cellules de soutien psychologique ont été ouvertes pour les victimes et leurs proches.
Au-delà du bilan humain, cette attaque laisse une cicatrice profonde dans la société australienne. En frappant une célébration religieuse dans un lieu public emblématique, les assaillants ont cherché à semer la peur et la division. Les autorités et les citoyens appellent désormais à l’unité, afin que la violence et la haine ne définissent pas l’avenir du pays.
Léna Keïra




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