Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara, l’inamovible chef d’État, se lance dans la course pour un quatrième mandat
- Excelsior INFO
- 29 juil. 2025
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Dans un contexte politique sous tension, marqué par l’éviction de figures majeures de l’opposition, Alassane Ouattara, 83 ans, a officialisé ce mardi 29 juillet sa candidature à la présidentielle prévue le 25 octobre 2025. C’est via une déclaration solennelle diffusée sur les réseaux sociaux que le chef de l’État ivoirien a levé le voile sur ses intentions.
« Après mûre réflexion et en toute conscience, je vous annonce aujourd'hui que j'ai décidé d'être candidat à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025 », a-t-il déclaré, invoquant à la fois sa condition physique et la légitimité que lui accorde la Constitution ivoirienne.
Déjà au pouvoir depuis 2010, Alassane Ouattara briguera ainsi un quatrième mandat consécutif, dans un paysage électoral largement vidé de ses principaux rivaux. Plusieurs personnalités de l’opposition, dont le président du Parti des Démocrates de Côte d'Ivoire (PDCI), Tidjane Thiam, et l’ancien chef d’État Laurent Gbagbo, ont été déclarées inéligibles par la justice.
Le président sortant promet une nouvelle mandature placée sous le signe de la transmission et du renouvellement générationnel « Ce nouveau mandat sera celui de la transmission générationnelle avec l'équipe que je mettrai en place. Nous pourrons consolider les acquis et nous continuerons à améliorer le quotidien de nos compatriotes, notamment les plus vulnérables », a-t-il assuré.
Si Alassane Ouattara se présente aujourd’hui comme le garant de la stabilité et de la continuité, sa candidature ne manquera pas de raviver les débats sur la longévité au pouvoir et l’équilibre démocratique dans le pays, quinze ans après une crise postélectorale meurtrière ayant suivi l’élection de 2010.
En l’absence de véritable concurrence, le scrutin d’octobre s’annonce sans suspense. Mais dans l’ombre d’une démocratie fragilisée, une question demeure : l’avenir politique de la Côte d’Ivoire pourra-t-il se réinventer sans alternance ?
Léna Keïra




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