Brazzaville : les journaliers d’E2C interpellent de nouveau la société et les autorités
- Excelsior INFO
- 8 sept. 2025
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Réunis le 5 septembre à Brazzaville, les membres du Collectif national des journaliers délaissés de la Société Énergie électrique du Congo (E2C) ont ravivé leur colère face à ce qu’ils considèrent comme un silence prolongé et injustifié des responsables de l’entreprise et des autorités compétentes.
Au cœur de leurs revendications se trouve la suite attendue des échanges tenus les 13 février, 8 mars et 11 mars 2025 avec la direction générale d’E2C, le ministère de l’Énergie et de l’Hydraulique ainsi que les forces de l’ordre. Ces rencontres avaient abouti à une série d’engagements portant sur l’enrôlement et la régularisation de tous les journaliers impliqués dans la distribution et la vente de l’électricité à travers le pays.
Pourtant, plusieurs mois plus tard, les travailleurs estiment n’avoir obtenu aucune avancée tangible. « Depuis notre enrôlement organisé par la société E2C en présence de la police, aucune suite favorable ne nous a été accordée », déplore le collectif, qui évoque un « comportement irresponsable » de la part des autorités concernées.
Le retard accumulé dans le traitement de leur dossier est jugé incompréhensible par les journaliers, lesquels insistent pour que les promesses soient respectées et traduites en actes. Ils affirment qu’il ne s’agit pas uniquement de revendications sociales, mais aussi d’une question de justice et de dignité pour des travailleurs qui contribuent directement à l’approvisionnement du pays en électricité.
Dans leur déclaration, les membres du collectif disent regretter l’attitude affichée par E2C dans la gestion de ce dossier, tout en réitérant leur volonté de demeurer attachés aux valeurs de paix et de développement national défendues par le président Denis Sassou N’Guesso.
L’heure, selon eux, est désormais à l’action. Après avoir envoyé plusieurs courriers restés sans réponse, le collectif avertit que la patience a des limites : il envisage de reprendre les manifestations devant le siège de la société, et lance un appel à la solidarité. « Nous appelons l’opinion publique nationale et internationale à se mobiliser en soutien à notre cause », ont-ils martelé.
Léna Keïra




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