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Brazzaville frappée par une nouvelle vague de violence urbaine : trois jeunes arrêtés après une attaque à la machette

Les rues de Brazzaville ont de nouveau été le théâtre d’une scène d’une rare brutalité. Le mercredi 4 juin, vers 14 heures, dans le quartier de Petit Chose, une rixe violente entre deux groupes de jeunes rivaux a dégénéré en agression sanglante. Une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux montre trois individus armés de machettes s’acharner sur deux jeunes hommes à terre, sans défense. Les images ont profondément choqué l’opinion publique.


Selon les premières informations, les affrontements opposaient des membres de deux « écuries » — des groupes de jeunes organisés aux allures de bandes — à savoir "Fusion Bombardée" (du secteur Mama Mboualé) et "Gogeta" (Petit Chose). Les victimes, toutes deux issues de la première écurie, auraient été piégées et attaquées par des membres du groupe adverse.


En réponse à l’émoi populaire suscité, les forces de l’ordre ont réagi avec célérité. Dès le jeudi soir, la police nationale a annoncé l’arrestation de trois suspects, identifiés comme suit :


Dzoua Hugues, alias Conseiller


Elenga Jeancy, alias Demi-Dieu


Dikélé Levy, alias Courageux


Tous trois seraient des membres actifs de l’écurie "Gogeta", d’après les autorités. Une enquête a été ouverte pour déterminer l’ensemble des responsabilités liées à cette attaque.


L’un des jeunes agressés a été hospitalisé en soins intensifs dans une clinique privée. L’autre reste introuvable à ce jour, une disparition qui accroît l’inquiétude au sein de la population.


Ce nouvel épisode vient souligner l’aggravation continue des violences entre jeunes à Brazzaville, souvent alimentées par des rivalités territoriales et l’émergence de groupuscules violents. Ces "écuries", qui fonctionnent parfois comme de véritables gangs, inquiètent de plus en plus les habitants et les autorités.


Appelant au calme et à la vigilance collective, les responsables politiques et policiers insistent sur l’importance d’un encadrement plus strict, tant au niveau sécuritaire qu’éducatif. Ils exhortent également les familles, les chefs de quartier, les leaders religieux et les établissements scolaires à se mobiliser pour enrayer cette dynamique dangereuse.


La justice est désormais très attendue pour poser un signal fort et dissuasif.






Léna Keïra

 
 
 

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