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Affaire Epstein : l’interpellation d’Andrew secoue la Couronne britannique

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Un séisme institutionnel frappe le Royaume-Uni, l’ancien duc d’York, Prince Andrew, a été brièvement placé en garde à vue dans le cadre des investigations liées au dossier Jeffrey Epstein. Une décision sans précédent dans l’histoire récente de la monarchie britannique, qui ravive les tensions autour de cette affaire tentaculaire.



‎Arrêté dans le Norfolk, à proximité du domaine de Sandringham où il réside désormais, Andrew a été entendu plusieurs heures par les enquêteurs avant d’être relâché dans la soirée, en attendant la poursuite des investigations. Les forces de l’ordre ont également mené des perquisitions dans deux propriétés associées à l’ex-prince : sa résidence actuelle et son ancienne demeure de Royal Lodge, à Windsor.



‎Les autorités examinent notamment des éléments susceptibles d’éclairer le rôle qu’aurait pu jouer Andrew durant la période où il occupait des fonctions officielles liées au commerce international pour le Royaume-Uni.




‎La nouvelle a provoqué une onde de choc au sein de la famille royale. Dans un communiqué sobre, le souverain Charles III a déclaré que « la justice doit suivre son cours », tout en exprimant sa préoccupation face à la gravité de la situation.



‎De son côté, le prince héritier Prince William est resté discret, se limitant à soutenir publiquement la position du roi. Cette retenue illustre la volonté de la monarchie de préserver une image d’impartialité, alors que l’opinion publique réclame transparence et responsabilité.



‎Depuis plusieurs années, le nom d’Andrew est associé à celui de Jeffrey Epstein, financier américain condamné pour crimes sexuels. L’ancienne compagne d’Epstein, Ghislaine Maxwell, purge actuellement une peine de prison aux États-Unis pour trafic sexuel de mineures.



‎Andrew avait déjà été mis en cause par Virginia Giuffre, qui l’accusait d’agressions sexuelles alors qu’elle était mineure. L’affaire civile s’était conclue en 2022 par un accord financier à l’amiable, sans reconnaissance de culpabilité.



‎La récente publication de nouveaux documents judiciaires américains a relancé les spéculations et poussé les autorités britanniques à approfondir leurs vérifications.



‎À Londres comme à Windsor, de nombreux Britanniques estiment que cette interpellation marque un tournant. Pour certains, elle symbolise la fin d’une forme d’intouchabilité dont aurait bénéficié la haute aristocratie. D’autres redoutent qu’elle n’entache durablement l’institution monarchique, déjà fragilisée par plusieurs crises successives ces dernières années.



‎Les experts en affaires royales soulignent que cette séquence met à l’épreuve la capacité de la monarchie à concilier tradition et exigences contemporaines de transparence.



‎L’arrestation temporaire d’Andrew dépasse les frontières britanniques. Aux États-Unis, où le dossier Epstein continue de susciter un vif intérêt médiatique et politique, cette évolution est suivie de près. Les ramifications internationales de l’affaire pourraient encore réserver des développements inattendus.



‎Pour la Couronne, l’enjeu est désormais double : préserver la crédibilité de l’institution tout en laissant la justice agir librement. Une équation délicate, dans un contexte où chaque décision est scrutée à l’échelle mondiale.









Léna Keïra


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