Yahya Sinwar, chef du Hamas, tué à Rafah : Un tournant majeur dans le conflit
- Excelsior INFO
- 21 oct. 2024
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Le 16 octobre 2024, Yahya Sinwar, leader du Hamas, a été abattu dans le quartier de Tel al-Sultan à Rafah, au sud de Gaza. Les détails de sa mort proviennent principalement des déclarations militaires israéliennes, en particulier celles du contre-amiral Daniel Hagari. Contrairement à d'autres dirigeants palestiniens ciblés par l'armée israélienne, Sinwar n'a pas été spécifiquement visé lors de cette opération, mais a été tué « par accident », selon des sources médiatiques.
Hagari a rapporté qu'une patrouille de la 828e brigade avait observé trois « terroristes » se déplaçant dans la zone. Après avoir ouvert le feu, Sinwar s'est isolé dans un bâtiment. Une vidéo diffusée par l'armée montre ses derniers moments, où il semble blessé et tentant de cacher son visage face à un drone. Peu après, le bâtiment a été frappé par un obus et des grenades.
Le lendemain, les militaires ont identifié le corps de Sinwar grâce à des examens dentaires, après avoir constaté sa ressemblance physique. Il portait un pistolet, un gilet pare-balles et une somme d'argent considérable. Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, s'est exprimé sur la gravité de cet acte, le qualifiant de réponse à l'une des attaques les plus meurtrières de l'histoire d'Israël. C’est dans la nuit de jeudi à vendredi, que Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a confirmé la mort du chef du Hamas, Yahya Sinwar, recherché depuis un an.
Sinwar, devenu un ennemi public numéro un en Israël après les attaques du 7 octobre, avait échappé à une traque minutieuse menée par les forces israéliennes. Bien que les services de renseignement aient longtemps pensé qu'il se cachait dans les tunnels de Gaza, il a finalement été repéré à l'air libre, sans otages.
Jeudi 17 octobre, Benyamin Netanyahu a laissé entrevoir la possibilité d'un dialogue, affirmant que « ceux qui mettront fin aux hostilités et libéreront les otages » pourront « vivre et s'en aller ». Bien que le Premier ministre souligne que la mort du chef du Hamas ne représente que le « commencement de la fin » du conflit à Gaza. Pour reformuler cela, on pourrait dire que Netanyahu a ouvert la voie à des négociations, indiquant que « ceux qui cesseront les combats et restitueront les captifs » auront la possibilité de « survivre et de partir ». Même s'il précise que la disparition du leader du Hamas n'est que le « début de la conclusion » de la guerre à Gaza.
La mort de Sinwar pourrait avoir des conséquences significatives pour le Hamas et la dynamique du conflit, alors que les réactions en Israël oscillent entre espoir d'une paix durable et désir de vengeance.
Léna Keïra




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