Un procès au parfum de scandale secoue les plus hautes sphères de l’État équato-guinéen.
- Excelsior INFO
- 3 juil. 2025
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C’est dans une salle d’audience sous haute surveillance, au cœur de la capitale Malabo, que s’est ouvert ce lundi 30 juin le procès très attendu de Balthasar Engonga, ancien président de l’Agence nationale d’investigations financières (ANIF). Accusé de détournement massif de fonds publics et impliqué dans une affaire sexuelle retentissante, le haut fonctionnaire est aujourd’hui au centre d’un des plus grands scandales politico-financiers de ces dernières années en Guinée-Équatoriale.
Interpellé en 2024, Balthasar Engonga fait face à des accusations graves : des montants colossaux auraient été transférés vers des comptes offshore, notamment dans les paradis fiscaux des Îles Caïmans, soulevant des soupçons de corruption, de blanchiment d’argent et d’abus de pouvoir.
Mais c’est la diffusion de vidéos à caractère intime, tournées dans son propre bureau et largement relayées sur les réseaux sociaux, qui a mis le feu aux poudres. Ce contenu, jugé compromettant, a provoqué un choc dans l’opinion publique et précipité son arrestation, ouvrant la voie à une vaste enquête judiciaire.
Le dossier s’élargit bien au-delà de sa personne, plusieurs collaborateurs proches, hommes et femmes occupant des fonctions stratégiques dans l’administration, sont également cités dans ce réseau présumé de malversations. Tous devront répondre de leur rôle dans ce système opaque de détournement de fonds publics.
Alors que les images de la première audience circulent sur les plateformes numériques, les citoyens guinéens réclament vérité et justice. Ce procès, hautement symbolique, pourrait bien marquer un tournant dans la lutte contre la corruption et l’impunité au sein de l’appareil d’État.
Léna Keïra




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