Rebo Tchulo : le tribunal militaire renvoie le verdict 10 août
- Excelsior INFO
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Le procès de l’artiste congolaise Rebo Tchulo connaît un nouveau rebondissement. Après les réquisitions du ministère public et les plaidoiries des différentes parties, le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema a décidé de reporter la suite de l’audience au lundi 10 août 2026.
Poursuivie notamment pour incitation de militaires à commettre des actes contraires au devoir, la chanteuse risque une peine de 14 mois de servitude pénale, conformément aux réquisitions du ministère public. Le parquet a toutefois demandé que des circonstances atténuantes lui soient accordées, estimant que l’incitation qui lui est reprochée n’aurait pas été suivie d’effet.
La partie civile réclame 250 000 dollars
Lors de leurs plaidoiries, les avocats de Platini Kasaï Sadisa, présenté comme la victime dans cette affaire, ont évoqué plusieurs préjudices qu’aurait subis leur client. Ils ont notamment fait état de tortures physiques et morales, de menaces de mort et d’extorsion.
La partie civile réclame ainsi 250 000 dollars américains de dommages et intérêts à Rebo Tchulo. Elle demande également la prise en charge médicale de la victime à l’étranger ainsi que la condamnation solidaire des autres prévenus et de l’État congolais au paiement de la même somme.
La défense conteste les accusations
De son côté, la défense de Rebo Tchulo rejette les accusations portées contre l’artiste. Me Jean-Marie Kabengela Ilunga a notamment estimé que le dossier ne permettait pas d'établir la responsabilité pénale de sa cliente.
L’avocat a également dénoncé ce qu’il considère comme une volonté de tirer un avantage financier de cette procédure. Il a par ailleurs écarté toute implication d’Innoss’B, ancien compagnon de Rebo Tchulo, dans les faits examinés par le tribunal.
Outre Rebo Tchulo, treize militaires, dont quatre sont en fuite, sont poursuivis dans cette affaire pour des faits présumés de torture, d’extorsion, de concussion et de violation des consignes militaires.
Le ministère public a requis à leur encontre 60 mois de servitude pénale.
Le tribunal doit encore entendre les plaidoiries des avocats des militaires. Après cette étape, la juridiction pourra mettre l’affaire en délibéré avant de rendre sa décision.
Ouvert le 28 mai 2026, le procès avait déjà été renvoyé au 11 juin, notamment en raison de l’absence de Rebo Tchulo, qui avait évoqué un deuil familial. L’audience du 6 août constitue donc une nouvelle étape importante dans une affaire qui suscite une forte attention en République démocratique du Congo.
Le prochain rendez-vous judiciaire est fixé au lundi 10 août 2026.
Léna Keïra




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