Pool : les forces présidentielles desserrent l’étau sécuritaire
- Excelsior INFO
- 28 janv.
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Après plusieurs semaines de tension sécuritaire dans le département du Pool, les autorités annoncent un assouplissement notable du dispositif militaire mis en place au début du mois de janvier. La Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) a officiellement mis fin à la consigne qui maintenait ses troupes en alerte renforcée dans cette zone sensible du sud du pays.
Cette décision, effective depuis le 27 janvier, marque une nouvelle étape dans la gestion sécuritaire du Pool, longtemps affecté par des poches de violences sporadiques liées à des groupes armés résiduels et à des actes de grand banditisme. Selon une note interne signée par le général de brigade Serges Oboa, conseiller spécial et directeur général de la DGSP, les objectifs assignés aux unités déployées ont été atteints.
Le renforcement sécuritaire avait été déclenché à la suite d’un incident armé survenu dans la zone de Mindouli, où un convoi de la DGSP avait essuyé des tirs attribués à des éléments assimilés aux anciens miliciens ninjas, proches de Frédéric Bintsamou, alias Ntoumi. Cet accrochage avait ravivé les inquiétudes des populations locales et conduit les autorités à intensifier les opérations de sécurisation.
Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité et le banditisme, les forces déployées avaient également mené des actions dissuasives sur les axes routiers, notamment sur la Nationale 1, visant à limiter l’utilisation de moyens de transport non conformes souvent associés à des activités illicites.
La levée de la consigne militaire est interprétée par plusieurs observateurs comme un signal de décrispation et de stabilisation progressive. Elle traduit, selon les autorités, un retour à une situation sous contrôle, permettant aux habitants du Pool de reprendre leurs activités quotidiennes dans un climat plus serein.
Toutefois, si la présence renforcée de la DGSP est allégée, les services de sécurité assurent rester vigilants afin de prévenir toute résurgence de violences dans cette région stratégique du pays.
Léna Keïra




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