Le président ougandais Yoweri Museveni officialise sa candidature pour un septième mandat
- Excelsior INFO
- 30 juin 2025
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Le 28 juin 2025, le président ougandais Yoweri Museveni a officiellement remis deux formulaires à la commission électorale de son parti, le Mouvement de résistance nationale (NRM), confirmant ainsi sa volonté de briguer un septième mandat à la présidence lors des élections prévues en janvier 2026. L’annonce a été faite par Tanga Odoi, président de l’organe électoral interne du NRM.
Selon Odoi, l’un des formulaires concerne sa candidature à la tête du parti, tandis que l’autre confirme son intention d’être désigné comme le porte-drapeau du NRM pour les prochaines élections générales. Il a précisé que "tous les postes restent ouverts" au sein du parti, mais la candidature de Museveni laisse peu de doute sur sa reconduction à la tête du NRM.
Président depuis 1986, Museveni dirige le pays d’une main ferme depuis près de quatre décennies. Face à lui, l’opposition peine à exister librement. Robert Kyagulanyi, alias Bobi Wine, principal adversaire lors de la présidentielle de 2021, a d’ores et déjà annoncé son intention de se représenter. Âgé de 43 ans, l’ex-chanteur devenu homme politique a été victime de multiples arrestations et de pressions de la part des autorités depuis plusieurs années.
L'opposition avait d’ailleurs qualifié la dernière élection de mascarade, dénonçant une campagne entachée de violences, de répressions et d’arrestations arbitraires.
En novembre dernier, une autre figure emblématique de l’opposition, Kizza Besigye, ancien médecin personnel de Museveni, a été arrêté au Kenya et transféré en Ouganda, où il est actuellement poursuivi pour trahison devant une cour martiale. Cette accusation grave pourrait lui valoir la peine de mort.
Par ailleurs, une nouvelle loi controversée vient d’être promulguée par Museveni, autorisant les tribunaux militaires à juger des civils. Plusieurs observateurs y voient un outil supplémentaire pour faire taire les voix dissidentes à l’approche des élections.
À quelques mois du scrutin, les craintes d’un processus électoral inéquitable s’intensifient, dans un pays où le pluralisme politique et les libertés civiles sont de plus en plus menacés.
Léna Keïra




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