Le Congo marque la Journée internationale du travail sous le signe de la justice sociale et de l'emploi décent
- Excelsior INFO
- 30 avr. 2025
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À l’occasion du 1er mai, célébré mondialement comme la Journée internationale du travail, la République du Congo s’aligne sur la thématique mondiale de l’édition 2025 " Œuvrer pour la paix et la stabilité afin de favoriser l’industrialisation, le commerce et le travail décent pour la justice sociale ". Cette thématique fait écho aux profonds changements à l’œuvre dans des secteurs clés de l’économie congolaise tels que les mines, les manufactures, le bâtiment, l’agriculture et les services.
Dans une déclaration officielle, le ministre d’État, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale, Firmin Ayessa, a affirmé que cette thématique est pleinement en phase avec les politiques publiques engagées sous l’impulsion du président Denis Sassou N’Guesso, dans le cadre de l’Année de la jeunesse décrétée pour 2024. Cette dynamique se poursuit, avec un accent particulier mis sur l’insertion des jeunes dans l’emploi formel, afin de réduire leur dépendance aux petits métiers du secteur informel.
Le ministre a également souligné plusieurs avancées majeures. Parmi elles, la mise en œuvre du Programme de promotion du travail décent (PPTD 2023-2026), signé avec l’Organisation internationale du travail (OIT), dont les résultats devraient s’amplifier au cours des deux dernières années du programme.
En matière législative, deux textes clés ont été adoptés : la loi n° 48-2024 du 30 décembre 2024 qui harmonise l’âge de départ à la retraite pour tous les travailleurs, et le décret n° 2024-2762 du 20 novembre 2024, qui revalorise le SMIG de 50 400 à 70 400 FCFA. Cette augmentation salariale commence déjà à produire des effets bénéfiques dans les entreprises et établissements.
Sur le plan de la protection sociale, Firmin Ayessa a évoqué une étape majeure « Au plan de la sécurité sociale, je m’en voudrais de ne pas évoquer l’opérationnalisation de la Caisse d’assurance maladie universelle qui entre résolument dans sa phase pratique. De même que la signature, il y a quelques jours seulement, d’une convention entre la Caisse nationale de sécurité sociale et la Caisse de retraite des fonctionnaires, destinée à faciliter la prise en charge des retraités ayant cotisé dans les deux caisses pendant leur vie professionnelle ».
En ce qui concerne la santé et la sécurité au travail, le ministre s’est réjoui des efforts conjoints des employeurs, des travailleurs et des administrations publiques pour améliorer les conditions de travail. « Au nom du gouvernement, permettez-moi de me réjouir de toutes ces dynamiques qui se mettent en place et d’exprimer toute ma gratitude à l’ensemble des acteurs du monde du travail qui œuvrent inlassablement pour rendre effective l’application de la convention n°155 de l’OIT sur la sécurité et la santé des travailleurs, entrée en application dans notre pays en octobre dernier. Toutes ces initiatives viennent, en outre, comme à l’appui du Profil national de la sécurité et de la santé au travail dont le Congo vient à peine de se doter, alors que se profile l’élaboration de la politique nationale de la sécurité et de la santé assortie d’un agenda de mise en œuvre, pour compter de l’année 2026 ».
À l’horizon, le Congo se prépare à finaliser deux nouvelles politiques nationales : l’une dédiée à l’emploi et à la formation, avec l’appui de l’OIT et de l’Agence française de développement, et l’autre axée sur la sécurité et la santé au travail. Ces démarches accompagnent l’ambition du pays d’intégrer la Coalition mondiale pour la justice sociale lors de la 113e session de la Conférence internationale du travail, prévue en juin à Genève.
« Avec la 113e session de la Conférence internationale du travail prévue à Genève en Suisse, dès le mois de juin prochain, le Congo pourra faire sa grande entrée dans la Coalition mondiale pour la justice sociale en tant que pays pilote, aux côtés de l’Irak pour le Moyen-Orient et la Bolivie pour l’Amérique du Sud. Là aussi s’ouvre une belle promesse, notamment en ce qui concerne la lutte contre les inégalités d’accès à l’emploi, les inégalités de genre et la promotion de la protection sociale pour tous dans notre pays », a-t-il déclaré.
Enfin, Firmin Ayessa a confirmé la poursuite du dialogue social, amorcé en 2025, qui se poursuivra cette année dans le cadre des travaux du Comité national pour l’amélioration des conditions des travailleurs. « Le dialogue social, amorcé en 2025 avec la tenue d’une session du Comité national, va se poursuivre tout au long de cette année, pour le bien des travailleuses et travailleurs », a-t-il conclu.
Léna Keïra




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