La RDC élue membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour 2026-2027
- Excelsior INFO
- 3 juin 2025
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Le 3 juin 2025, la République Démocratique du Congo (RDC) a été élue membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2026-2027, lors d’un vote tenu à New York. Il s’agit d’une nouvelle reconnaissance internationale pour le pays, qui entend renforcer son engagement en faveur de la paix, de la sécurité internationale et du multilatéralisme.
Selon le ministère des Affaires étrangères, cette élection marque une étape importante dans le positionnement diplomatique de la RDC, qui souhaite jouer un rôle actif dans les débats relatifs aux enjeux sécuritaires sur le continent africain. Le pays s’engage également à soutenir les réformes du système multilatéral « dans un esprit de dialogue, de solidarité et de responsabilité partagée ».
Lors d’un discours prononcé le samedi 31 mai, le président de la République, Félix Tshisekedi, a salué cette élection et mis en avant son importance stratégique pour l’Afrique « Siéger comme membre du Conseil de sécurité permettrait à la RDC de porter la voix de l’Afrique, ses aspirations et ses solutions, au centre des enjeux mondiaux », a-t-il déclaré.
Le Chef de l’État a également souligné les potentialités uniques de la RDC, qui justifient son ambition sur la scène internationale « La République démocratique du Congo n’est pas seulement un vaste territoire au cœur du continent ; elle est un carrefour d’espoirs, une mosaïque de jeunesse créative et le deuxième poumon écologique de la planète. Nos forêts capturent le carbone du monde ; nos eaux irriguent neuf pays, nos minerais stratégiques (cobalt, cuivre, coltan, lithium, germanium et terres rares), alimentent la transition énergétique globale ; notre résilience, forgée dans l’épreuve, inspire les bâtisseurs de la paix », a-t-il ajouté.
Ce n’est pas la première fois que la RDC rejoint le Conseil de sécurité. Elle y a déjà siégé à deux reprises, pour les mandats 1982–1983 et 1990–1991. Cette nouvelle présence au sein de l’une des instances les plus influentes de l’ONU constitue donc un retour stratégique, à un moment où l’Afrique cherche à renforcer sa voix dans les décisions mondiales majeures.
Léna Keïra




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