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La Côte d'Ivoire en quête de leadership dans les extractives en Afrique de l'Ouest.


La Côte d'Ivoire, déjà un acteur majeur de l'exploitation de l'or, ambitionne de se positionner comme un centre névralgique des industries extractives dans la sous-région ouest-africaine. Le pays organise actuellement le premier Salon International des Ressources Extractives et Energétiques (Sirexe), un événement de cinq jours qui met en lumière son potentiel minier. En 2024, la Côte d'Ivoire a produit 51 tonnes d'or, et l'exploration de nouvelles ressources, telles que la bauxite, le manganèse et le coltan, est en plein essor.

 


Le cadre institutionnel du pays, notamment le Code Minier de 2014, a été largement salué pour sa compétitivité et son caractère consensuel, favorisant l'attraction d'investissements étrangers. Le nombre de permis de recherche délivrés est passé de 67 en 2011 à près de 189 en 2023. Ce dynamisme s'explique également par un cadre géologique favorable, avec la Côte d'Ivoire détenant plus de 35% des roches birimiennes, un type de formation géologique propice à l'extraction d'or, soit presque le double de ce que possède le Ghana, premier producteur d'or du continent.

 


Toutefois, le pays est en train de réviser son Code Minier. Certaines voix s'inquiètent d'éventuels changements dans les conditions fiscales qui pourraient affecter la compétitivité du secteur. Seydou Coulibaly, directeur des mines, a affirmé que ces ajustements visent à tenir compte de l'évolution des réalités économiques et à garantir que les bénéfices soient partagés entre toutes les parties prenantes.

 


Un nouveau fonds d'investissement minier a également été lancé récemment pour soutenir les entreprises locales du secteur, consolidant ainsi la volonté de la Côte d'Ivoire de devenir un acteur incontournable dans les industries extractives de la sous-région.

 

 





Léna Keïra


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