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L’Afrique du Sud se prépare à accueillir le sommet du G20 en 2025, avec un accent sur la transition énergétique et le climat.

 Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a récemment effectué une visite ce 11 décembre 2024 en Afrique du Sud pour rencontrer le ministre des Relations internationales et de la coopération, Ronald Lamola, et discuter des priorités de la présidence du G20. Ce fut un moment clé pour la diplomatie sud-africaine, qui prépare activement l'accueil du sommet du G20 en novembre 2025, un événement historique puisqu'il sera le premier à se tenir sur le continent africain.

 


C’est pendant la conférence de presse à Pretoria que, Guterres et Lamola ont mis en avant les grands enjeux mondiaux, notamment les crises économiques et climatiques. Ronald Lamola a détaillé les priorités de l’Afrique du Sud pour sa présidence, incluant la promotion d’une transition énergétique juste et le soutien aux pays à faibles revenus, dont la situation économique est fragile. La question de la dette dans les pays vulnérables a également été soulevée, un sujet crucial alors que de nombreux États sont pris au piège dans une spirale de dettes impayables exacerbée par la pandémie de COVID-19.

 


Antonio Guterres a insisté sur le rôle vital que le G20 doit jouer dans la lutte contre le changement climatique. Selon lui, les pays développés, responsables d’une grande part des émissions de gaz à effet de serre, doivent non seulement réduire leur propre empreinte carbone, mais aussi apporter un soutien technologique et financier aux économies émergentes, qui sont souvent les plus vulnérables au réchauffement climatique. Guterres a évoqué l’importance de renouveler les Plans d’action climatiques nationaux avant la fin de l’année 2025, soulignant que l'Afrique subsaharienne, particulièrement exposée aux dérèglements climatiques, doit investir massivement pour se préparer à des conditions climatiques extrêmes.

 


En outre, la situation économique de l’Afrique, qui souffre d'un manque chronique de financement, a été au cœur des discussions. L’Afrique du Sud, à travers sa présidence du G20, entend promouvoir un modèle économique plus inclusif et durable. Un rapport récent de l’Organisation météorologique mondiale a révélé que les pays d'Afrique subsaharienne devront investir près de 50 milliards d'euros chaque année pour se préparer aux impacts du changement climatique, un fardeau disproportionné pour ces nations.


 

Lors de sa visite, Guterres a aussi rencontré le président sud-africain Cyril Ramaphosa, qui a partagé sa vision pour le sommet de Johannesburg. Ce sommet sera l'occasion pour l'Afrique du Sud de renforcer sa position sur la scène mondiale, tout en mettant en avant des solutions concrètes pour la transition énergétique et l'adaptation au changement climatique. Pour l’instant, les discussions continuent de se concentrer sur la mise en place d’une coopération internationale innovante, un pilier essentiel pour répondre aux défis climatiques et économiques mondiaux.

 


L’Afrique du Sud entend ainsi utiliser la présidence du G20 pour plaider en faveur d’un financement climatique juste et équitable, et montrer que l’Afrique, bien que confrontée à des défis multiples, peut jouer un rôle moteur dans les discussions mondiales sur le climat et le développement durable.

 

 



Léna Keïra

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