Kinshasa : une peine avec sursis pour un médecin impliqué dans une affaire de violences post-accouchement
- Excelsior INFO
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À Kinshasa, l’affaire qui avait choqué l’opinion publique après la diffusion d’une vidéo montrant une patiente violentée dans un hôpital a connu son épilogue judiciaire. Le tribunal de grande instance de Kinkole a rendu, samedi 4 avril, son verdict dans le dossier impliquant le Dr David Balanganayi.
Le praticien a été condamné à une peine de deux mois de prison avec sursis, à l’issue d’une procédure en flagrance.
Initialement poursuivi pour des faits lourds, notamment tentative de meurtre et torture, il a finalement été reconnu coupable de coups et blessures aggravés, les autres charges n’ayant pas été retenues par la juridiction.
L’affaire avait pris une ampleur considérable après la circulation massive d’une vidéo sur les réseaux sociaux. Les images montraient une scène jugée choquante, où une femme venait d’accoucher était maltraitée par un médecin, suscitant indignation et débats sur les conditions de prise en charge dans certaines structures de santé.
Lors du procès, la défense du médecin a plaidé en faveur d’un jugement équitable, estimant que leur client avait déjà subi une forte pression médiatique. Ses avocats ont salué une décision qu’ils considèrent équilibrée, insistant sur l’abandon des accusations les plus graves.
De son côté, la justice a assorti la peine d’un sursis d’une durée d’un an. Durant cette période, toute récidive entraînerait l’exécution de la peine de prison initialement prononcée.
En parallèle, la victime, identifiée comme Mlle Dorcas Moya, a obtenu des réparations financières. L’État congolais a été condamné à lui verser des dommages et intérêts, ainsi qu’une indemnisation à un membre de sa famille, reconnaissant ainsi le préjudice subi.
Au-delà du verdict, cette affaire relance le débat sur les violences obstétricales en République démocratique du Congo. Plusieurs organisations de la société civile appellent déjà à un encadrement plus strict des pratiques médicales et à une meilleure protection des patientes dans les établissements de santé.
Léna Keïra




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