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Félix Tshisekedi et la Révision de la Constitution : Une Initiative Controversée.


Mercredi, lors d'un meeting à Kisangani, le président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a annoncé sa volonté de réviser la Constitution. Selon lui, ce texte, élaboré à l’étranger, ne reflète pas les réalités congolaises. « Notre Constitution n'est pas bonne. Il faut une Constitution sur la base de nos réalités », a-t-il affirmé, ajoutant qu'une commission nationale serait mise en place l'année prochaine pour examiner cette question.


 

Cette annonce a immédiatement provoqué des critiques, notamment de la part de l'opposition. Hervé Diakiese, porte-parole du parti Ensemble pour la République, a exprimé ses craintes, arguant que cette initiative pourrait permettre à Tshisekedi de briguer un troisième mandat. « Une nouvelle Constitution remettra les pendules à zéro et permettra à Félix Tshisekedi d’être candidat à vie », a-t-il indiqué, soulignant les risques d’une dérive autoritaire.

 


En réponse à ces inquiétudes, le parti présidentiel, l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), a déjà lancé une campagne de sensibilisation auprès de la population pour expliquer la nécessité d’une révision constitutionnelle. Pour ses partisans, cette réforme pourrait être une opportunité d’améliorer la gouvernance et d’adapter le cadre légal aux besoins actuels du pays.

 


Il est important de rappeler que la RDC a une histoire constitutionnelle complexe. La première Constitution a été adoptée en 1964, suivie de modifications successives, avec une nouvelle version adoptée par référendum en 2005. La dernière révision, datant de 2011, n’a touché que huit articles. Cette évolution témoigne des défis persistants dans la construction d’un cadre démocratique solide.


 

La volonté de Félix Tshisekedi de réviser la Constitution pourrait marquer un tournant significatif dans l’histoire politique de la RDC. Si cette initiative vise à répondre à des enjeux contemporains, elle soulève également des questions légitimes sur la démocratie et la pérennité des institutions. Le débat public autour de cette question promet d’être intense, reflétant les préoccupations et aspirations d’un peuple en quête de stabilité et de progrès.

 



 

Léna Keïra

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