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Congo : l’Anac entre réforme institutionnelle et renforcement de ses capacités pour 2026


À Brazzaville, l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac) a franchi une étape décisive dans sa mutation institutionnelle en validant son budget pour l’exercice 2026. Réuni le 12 décembre, le comité de direction a adopté une enveloppe globale de plus de 9,2 milliards de francs CFA, traduisant la volonté de consolider la gouvernance du secteur aérien congolais dans un contexte de profondes réformes.



Présidée par Ferdinand Sosthène Likouka, directeur de cabinet du ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, la session a permis d’équilibrer les prévisions financières, avec 9,24 milliards FCFA de recettes pour 9,23 milliards FCFA de dépenses, intégrant plusieurs amendements. Mais au-delà des chiffres, les travaux ont surtout mis en lumière les priorités structurelles de l’institution.



Les échanges ont révélé des insuffisances persistantes en ressources humaines, notamment dans les domaines techniques sensibles tels que la météorologie aéronautique et les services de la circulation aérienne au niveau des aérodromes. Le comité a également recommandé la régularisation administrative des agents ayant enchaîné plusieurs contrats à durée déterminée, signe d’un besoin de stabilisation du personnel.



Ces recommandations, adressées à la hiérarchie de l’Anac, devront faire l’objet d’un suivi rigoureux, certaines décisions antérieures n’ayant pas encore été exécutées dans leur totalité.



Cette session s’inscrit dans le sillage du décret n°2025-369 du 3 novembre 2025, qui redéfinit l’organisation et la gouvernance des entreprises et établissements publics. Désormais, l’Anac sera structurée autour d’un conseil d’administration et d’une direction générale, marquant une rupture avec les anciens schémas de gestion.



Pour Ferdinand Sosthène Likouka, cette phase de transition doit être conduite avec méthode et exemplarité. Il a insisté sur la nécessité de doter l’Agence d’outils de gestion modernes, capables de soutenir efficacement ses missions de régulation, de contrôle et de sécurité de l’aviation civile.



À travers ce budget et les orientations qui l’accompagnent, l’Anac ambitionne de renforcer sa crédibilité institutionnelle et opérationnelle. L’enjeu est clair : adapter l’aviation civile congolaise aux exigences internationales, tout en assurant un fonctionnement plus stable, plus professionnel et plus performant de l’autorité de régulation.






Léna Keïra

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