Arrestation du journaliste indépendant Habib Marouane Camara à Conakry.
- Excelsior INFO
- 4 déc. 2024
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Mardi soir, le journaliste indépendant Habib Marouane Camara a été arrêté à Conakry par un commando des Forces Spéciales. Selon les premières informations disponibles, l’homme de presse a été emmené dans un lieu dont la destination reste inconnue. Cette arrestation survient seulement 48 heures après les événements dramatiques survenus à N’Zérékoré, où des violences ont éclaté, exacerbant les tensions dans le pays.
Le contexte politique et social de la Guinée est marqué par une série de tensions croissantes, alimentées par les difficultés économiques et un climat politique de plus en plus polarisé. Cette arrestation, bien que non confirmée dans ses détails, est perçue par plusieurs observateurs comme une tentative de museler la presse et d'étouffer la liberté d'expression, déjà mise à mal ces dernières années dans le pays.
Habib Marouane Camara est connu pour son travail de journaliste indépendant, apportant une couverture critique des événements qui secouent le pays. Son arrestation intervient dans une situation où de nombreux journalistes et défenseurs des droits humains s’inquiètent de la liberté de la presse, menacée par des pratiques de répression qui semblent se renforcer.
Les raisons précises de son arrestation n’ont pas été divulguées, mais certains analystes suggèrent que cela pourrait être lié à ses reportages sur les violences récentes à N’Zérékoré. Cette ville, située dans le sud-est de la Guinée, a été le théâtre de manifestations violentes et de confrontations entre la population et les forces de l'ordre, donnant lieu à des pertes humaines et des blessés.
Le silence entourant la localisation de Camara soulève des inquiétudes sur son bien-être et son traitement en détention. De telles arrestations ont un impact direct sur l’indépendance de la presse et la liberté d’expression dans le pays. Elles rappellent également les risques auxquels sont confrontés les journalistes qui s’aventurent à rapporter des faits qui ne correspondent pas à la narration officielle.
Les organisations de défense des droits humains, ainsi que des groupes de presse, ont déjà exprimé leur préoccupation face à cette arrestation. Elles appellent les autorités guinéennes à clarifier la situation, à garantir les droits du journaliste et à respecter les principes fondamentaux de la liberté de la presse.
Cette affaire pourrait bien devenir un nouveau point de friction dans les relations entre le gouvernement guinéen et les organisations internationales de défense des droits humains, qui scrutent de près l’évolution de la situation politique et sociale du pays.
Léna Keïra




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