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Algérie : une double attaque suicide secoue Blida lors de la visite du pape Léon XIV

‎Deux explosions meurtrières ont été signalées lundi à Blida, une ville située à une cinquantaine de kilomètres au sud d’Alger, dans un contexte marqué par la présence du pape Léon XIV en Algérie. Les faits, attribués à une action terroriste, n’ont pour l’instant fait l’objet d’aucune revendication officielle.

‎Selon plusieurs sources concordantes, les deux assaillants se sont fait exploser à proximité d’un commissariat. Leur tentative d’attaque aurait été déjouée en partie grâce à la vigilance d’un agent de police, qui aurait repéré leur comportement suspect avant qu’ils n’atteignent leur cible. Acculés, les individus ont déclenché leurs charges explosives, causant plusieurs blessés mais aucun décès, d’après les premiers éléments disponibles.

‎Des témoins évoquent deux déflagrations distinctes survenues à quelques minutes d’intervalle, l’une devant le commissariat central, l’autre à plusieurs centaines de mètres. Certains rapports font également état d’alertes à la bombe dans différents points de la ville le même jour, ainsi que de dispositifs explosifs désamorcés par les forces de sécurité.

‎Les autorités algériennes n’ont pas encore communiqué officiellement sur ces événements, laissant place à des informations fragmentaires relayées par la presse internationale. Ce silence alimente les interrogations autour de l’ampleur réelle de l’incident et du bilan exact.

‎Malgré ce contexte sécuritaire tendu, la visite du souverain pontife s’est poursuivie sans modification apparente de son programme. Arrivé le jour même à Alger, le chef de l’Église catholique effectue une tournée africaine placée sous le signe du dialogue interreligieux.

‎Certaines sources diplomatiques estiment que cette attaque pourrait être liée à la présence du pape sur le territoire algérien, y voyant un message adressé aux autorités du pays. Toutefois, aucune confirmation officielle ne vient étayer cette hypothèse à ce stade.

‎La seule réaction institutionnelle connue émane de l’Union africaine, qui a brièvement publié un communiqué condamnant fermement l’attentat avant de le retirer peu après.

‎Si l’Algérie a largement tourné la page des violences des années 1990, connues sous le nom de « décennie noire », des groupes armés subsistent encore dans certaines régions, notamment liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique. Ces cellules résiduelles continuent de représenter une menace sécuritaire ponctuelle.

‎Le dernier attentat d’envergure remonte à 2012 dans le sud du pays, rappelant que, malgré une nette amélioration de la situation, le risque terroriste n’a pas totalement disparu.




‎Léna Keïra

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