Course à la tête de l'ONU : Macky Sall plaide pour une organisation plus efficace et plus proche des réalités du monde
- Excelsior INFO
- 24 juil.
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La campagne pour la succession d'António Guterres à la tête des Nations unies est entrée dans une phase décisive. Réunis devant l'Assemblée générale à New York, les six candidats en lice ont présenté leur vision de l'avenir de l'organisation. Seul candidat africain, l'ancien président sénégalais Macky Sall a profité de cette tribune pour défendre un ambitieux projet de réforme de l'ONU, mettant l'accent sur la transparence, l'efficacité et le renforcement de la coopération internationale.
Soutenu officiellement par le Sénégal, Macky Sall a estimé que l'Organisation des Nations unies devait évoluer afin de répondre plus efficacement aux défis du XXIᵉ siècle. Selon lui, la multiplication des crises sécuritaires, climatiques, économiques et sanitaires impose une transformation profonde de l'institution, dont les méthodes de travail doivent être modernisées.
Dans son intervention, l'ancien chef de l'État sénégalais a souligné que l'ONU gère aujourd'hui des dizaines de milliers de mandats et organise chaque année plusieurs dizaines de milliers de réunions, sans que leur impact soit toujours clairement mesurable. Pour y remédier, il propose une culture de résultats fondée sur l'évaluation des actions menées et une meilleure utilisation des ressources financières de l'organisation.
Macky Sall s'est également engagé à renforcer la transparence de la gouvernance onusienne. Il souhaite ouvrir davantage les comptes de l'institution et associer plus étroitement les États membres aux réflexions sur les réformes, afin de restaurer la confiance entre les différentes parties prenantes. Il considère que le secrétaire général doit être un dirigeant capable de dialoguer avec toutes les puissances, tout en préservant son indépendance et son rôle de médiateur.
Le candidat sénégalais a aussi insisté sur la nécessité de donner une plus grande place au continent africain dans les grandes décisions internationales. Pour lui, l'Afrique doit être davantage représentée dans les instances de gouvernance mondiale afin que les priorités du continent soient pleinement prises en compte dans les politiques de paix, de développement et de sécurité.
Cette audition publique marque une étape importante dans le processus de désignation du prochain secrétaire général des Nations unies. Les membres du Conseil de sécurité entameront prochainement les consultations qui permettront de dégager un candidat à recommander à l'Assemblée générale. Le futur secrétaire général prendra ses fonctions le 1er janvier 2027, à l'issue du second mandat d'António Guterres.
Par son plaidoyer en faveur d'une ONU plus performante, plus transparente et plus représentative, Macky Sall entend convaincre les États membres qu'une réforme de l'organisation est devenue indispensable pour faire face aux grands enjeux de notre époque.
Léna Keïra



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